Rousseau au Panthéon

 



Rousseau au Panthéon : quatrième édition – 11 octobre 2022

« C’est aussi la rentrée pour Rousseau à Montmorency » (Fabien  Cahen, l’écho régional 19 septembre 2022)

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Rousseau au Panthéon : Troisième édition 

– 11 octobre 2021

Cérémonie d’hommage à Jean-Jacques ROUSSEAU
Le 11 octobre 2021 à 14h30 au Panthéon

Programme

1. Allocution d’ouverture par Madame Mathilde GARNIER chargée action éducative du Panthéon
2. Intervention de Monsieur Jean-François RIAUX, professeur de philosophie (honoraire) en Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles. (12 mn).
3 Intervention de Monsieur Jean-Paul JOUARY, professeur à l’Université de Paris Est Marne la Vallée (- « Narration des tensions procédant du transfert des cendres de J-J Rousseau d’Ermenonville au Panthéon et la portée ironique de l’emplacement du tombeau face à Voltaire.(5 mn).
4 Chœur Éphémère de Montmorency (« extraits de morceaux illustrant « la querelle des bouffons » , controverse opposant les partisans de la musique savante française (Rameau) et ceux qui louent la musique italianisante (6 mn)
5 Lecture dramatisée de textes de Rousseau et sur Rousseau par des élèves de Madame Raluca MOCAN et de Madame Joëlle SALABI, Lycée Jean-Jacques Rousseau de Montmorency (7 mn)
6 Intervention de Monsieur Eric SAURAY, Adjoint au Maire de Montmorency (5 mn).
7 Expression théâtrale de la MJC de Sarcelles (10 mn).
8 Intervention de Madame Annick L’OLLIVIER-LANGLADE 1 ère Maire Adjointe de Sarcelles (5 mn)
9 Rémy HILDEBRAND, Président du Comité européen JJR : (7 mn).
10 Spectacle par les élèves des Lycées Gustave Monod d’Enghien-les-Bains et Jean-Jacques Rousseau de Sarcelles dirigés par Philippe TOUCHET, Professeur de philosophie au lycée G. Monod (12 mn).
11 Intervention de Monsieur Hervé COLLET Président de l’association Valmorency (5 mn)
12 Morceaux choisis des Rêveries par les élèves du lycée J. Prévert deTaverny (10 mn)
13 Intervention de Madame Aziza PHILIPPON Conseil Départemental Val d’Oise (3 mn)
14 Chœur Éphémère de Montmorency « un ou deux chants à caractère pastoral et un ou deux chants révolutionnaires (6 mn)
15 Allocution de clôture et dépôt de gerbe par Jean-Paul DEMARSON Président de l’Association Rousseau à Montmorency (2 mn).

Dépôt de la gerbe à la crypte (10 mn ) avec Madame Mathilde Garnier

 

Avant-propos de Rémy Hildebrand

Se rendre au Panthéon afin de mieux connaître la vie et l’œuvre de Jean-Jacques Rousseau s’impose désormais. Ce succès confirme les propos de Jean-Jacques Rousseau, convaincu de pouvoir compter sur les générations à venir pour saisir son message. L’administration du Panthéon, des instances politiques de la région de Montmorency, des MJC, des lycées, des écrivains, des chorales travaillent avec enthousiasme.
Le 2 novembre 1765, chacun s’en souvient, à Strasbourg, Rousseau s’installe à l’Hôtel La Fleur. Ses amis, les autorités locales et la population lui réservent un accueil chaleureux. Une représentation du Devin du village lui plaît, elle apaise les oppositions qui l’accablent. Ses soucis financiers sont derrière lui.
Il corrige ses manuscrits : Pygmalion et L’engagement téméraire ainsi que le Dictionnaire de musique ; il poursuit sa prodigieuse correspondance. Il entend gagner Londres, il décline la proposition de s’installer aux Grisons. Il exprime sareconnaissance aux personnes qui lui ont rendu si agréable son séjour strasbourgeois. Deux mois plus tard, il résidera quelques jours chezJohn Stewart à Buckingham Street. Puis, on lui propose de séjourner dans un monastère au cœur du Pays de Galles. Il s’installera dans la propriété de David Davenport à Wootton Hall dans le Derbyshire.

Cet épisode strasbourgeois ne ressemble-t-il pas aux événements qu’offre la dynamique Association Rousseau à Montmorency organisatrice de cette université automnale ? Des extraits de l’œuvre rousseauiste sont convertis en
spectacles et en chants. Des lycéens improvisent, des enseignants interpellent librement le public ! Une diversité de talents réjouissent le public conquis. Le lieu rend à Jean-Jacques Rousseau ce qui a compté pour lui. Les invités, les
animateurs, les pèlerins savent que la fête se poursuivra puisque l’esprit rousseauiste sollicite les forces de chacun.e pour instaurer le travail en commun, et instaurer de nouveaux apprentissages du vivre ensemble, inventer un univers
aimable. Puissent ces événements multiplier les occasions de célébrer Rousseau le précurseur autour d’un arbre de mai planté en terre-amie. On est avec Jean-Jacques et son cousin Abraham parrains d’un jeune saule grandissant sur la terrasse du presbytère de Bossey ! Qui sait aujourd’hui où sera planté l’arbre préféré de Jean-Jacques Rousseau en 2020 ? Son œuvre nous parle infiniment parce qu’elle apprend à nous écouter.

                                                                                                                    Rémy Hildebrand
                                                                                                                    Genève, le 20 décembre 2021

 

Texte introductif de Jean-François Riaux

11 octobre 2021 : ROUSSEAU, le Panthéon, sanctuaire de la RELIGION CIVILE En ce jour anniversaire où nous nous réunissons au Panthéon, je me suis attaché à prendre en compte la question suivante, comment penser l’œuvre de Rousseau dans l’écrin de ce qui à l’origine était destiné à devenir un sanctuaire au sens sacré du terme ? Pour répondre à cette question, on se doit d’abord de l’inscrire dans la configuration culturelle dont Rousseau relève et qu’il a grandementcontribué à promouvoir, configuration traditionnellement nommée, philosophie des Lumières. Kant, grand lecteur de Rousseau, saura clairement exprimer cette ambition dans un opuscule de 1784 demeuré célèbre : Qu’est-ce que les Lumières ? La sortie de l’homme de sa minorité dont il est lui-même responsable. Minorité, c’est-à-dire incapacité de se servir de son entendement (pouvoir de penser) sans la direction d’autrui, minorité dont il est lui-même responsable puisque la cause en réside non dans un défaut de l’entendement mais dans un manque de décision et de courage de s’en servir sans la direction d’autrui. Sapere aude (« Ose penser »). Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières. En majorant l’exercice de sa seule raison, toute personne humaine est apte à se délester du poids des tutelles extérieures : aucune instance institutionnelle (un « directeur de conscience » qui en serait issu, comme le suggère Kant), aucune œuvre (un « livre », ajoute le penseur de Königsberg, que ce livre soit sacré ou profane) ne peuvent être opposables de jure à l’affirmation de sa propre autonomie. La puissance tutélaire que la pensée des Lumières perçoit comme la plus prégnante est celle de l’Église, appareil qui lui-même offre son assise aux diverses monarchies d’Europe. De la sorte, gagner en autonomie, c’est d’abord s’émanciper de ce type d’appareil et des idéologies qu’il diffuse dans tout le corps social et politique, thèse que Kant partage avec notre auteur dont il a lu le célèbre Contrat social. Ce souci d’affranchissement est lui-même inséparable de l’emploi très calculé des effets du mot « Lumières » par ceux qui, comme Rousseau, l’ont promu ; en effet, ce terme vise, manifestement, à se substituer à ce que, jouant sur l’ignorance ou la passivité des peuples, le pouvoir et l’Église prêtent à la lumière divine ou surnaturelle, aussi cette prétendue lumière va-t-elle peu à peu céder la place à ce que l’acception du terme « Lumières » au pluriel inclut, c’est-à-dire à tout ce qui va procéder de l’exercice de la lumière naturelle de la seule raison. Au titre de ces rappels, quelle signification Rousseau donnerait-il au Panthéon qui, rappelons-le, à l’origine devait être une église ? Ce monument a donc bien initialement une vocation religieuse. Dès lors, on doit se demander ce que Rousseau pourrait faire d’un tel lieu ? Ce qui nous oblige à nous interroger sur la conception que notre auteur se fait de la religion. Pour Rousseau, une société d’athées n’est guère concevable ; alors que le Contrat social établit la possibilité d’un État au fondement laïque, le chapitre VIII du Livre IV indique que la religion est non seulement utile mais nécessaire à l’État. La thèse de Rousseau peut paraître troublante si l’on ne l’explicite pas. Ce qui est nécessaire à l’État, c’est une religion purement civile, c’est-à-dire une religion dont les dogmes ne sont à cautionner qu’en raison non point de leur contenu intrinsèque, mais de leur finalité et efficacité politiques ; on ne niera pas qu’on est en face d’une question embarrassante. En effet, si l’on rappelle ce qu’il en est de la nature même du contrat, il faut soutenir que le contrat n’obéit à aucun principe d’ordre métaphysique ou confessionnel ; la société qui en procède repose sur une convention dont l’origine exclusive est la volonté générale ; le peuple souverain tient du contrat une autorité absolue, mais ce souverain à la différence des systèmes théocratiques n’admet n’avoir aucun droit à se mêler des croyances du citoyen. La souveraineté se trouve être d’essence laïque et donc s’abstient de toute ingérence dans le creuset de la foi personnelle de chaque particulier. En d’autres termes, le peuple tenu pour souverain à travers l’exercice de la volonté générale n’a aucune compétence pour statuer sur l’orthodoxie théologique des convictions personnelles ; on ne peut intervenir qu’au niveau d’attitudes publiques qui menaceraient l’exercice même de cette volonté, par exemple des comportements qui affecteraient l’essence laïque de l’expression de la citoyenneté. Pourquoi donc s’embarrasser de l’exigence d’une religion civile, dans quelle mesure a-t-elle une quelconque cohérence avec la doctrine politique de Rousseau ? Pourquoi Rousseau se confronte-t-il à un tel problème ? Parce qu’il a conscience des difficultés que pose la réalisation même du contrat social. Rousseau n’est pas dupe : toute organisation politique se heurte d’une manière ou d’une autre au problème de la religion. Il sait fort bien, alors même qu’il n’approuve pas l’athéisme politique, que les religions posent un problème politique. C’est le cas des religions de la Révélation qui n’ont cessé de s’affronter au politique, en particulier le christianisme romain qui déchire le fidèle entre ce qu’il doit à deux hiérarchies, celle de l’Église, celle de l’appareil d’État. Il en est de même pour ceux qui entendent se placer sous l’autorité exclusive du Prophète ou de la Torah. Aussi la volonté générale, socle de la souveraineté en charge de l’intérêt public, doit-elle relever le défi de trouver la voie conduisant à mettre un terme à ce déchirement, source de terribles affrontements dont l’histoire et notre actualité elle-même sont le théâtre. En vérité, Rousseau a compris que la singularité des individus, eu égard à leurs convictions, résiste et donc n’accepte pas aisément de se laisser absorber dans leur rôle ou qualité de citoyen. Aussi pour le plein succès du contrat, faut-il convenir que la particularité de chacun, garantie dans le périmètre de la sphère privée, doit être éveillée à l’amour du lien social dont le particulier/citoyen sera le vecteur. Et c’est là toute l’ambition d’une religion civile que d’entretenir ce culte du lien social. N’est-il pas temps de soutenir que ce lieu du Panthéon, sanctuaire soustrait à l’affichage de toute pratique confessionnelle, pourrait être pour notre auteur le temple même de ce culte du lien social ; ceux qui, ici même, reposent, sont honorés parce qu’ils ont su passer outre leur particularité, voire les ressorts de l’amour de soi, pour, dans l’adversité, défendre tout ce qui permet de faire authentiquement société, combat contre les totalitarismes, contre le racisme, l’antisémitisme, l’intolérance, etc. Que peut-on entendre, plus précisément par « culte du lien social » selon Rousseau ? Non pas une sorte de « religion de l’humanité », affaire formelle sans véritable valeur politique, non pas une religion nourrissant un nationalisme toujours source de conflits, mais des pratiques qui assureraient la cohésion du corps social, mobilisant les énergies pour la santé du corps social, veillant à émonder les excès des particularismes sans prétendre régenter les consciences. En somme le culte du lien social devra viser à contenir, voire à supprimer tout germe d’insociabilité en sorte que tout citoyen puisse se sentir intérieurement enclin à infléchir sa volonté particulière au titre de la volonté générale dont il est le siège. Au sein d’une République qui s’est émancipée de tout fondement transcendant, il faut que le citoyen, quelles que soient ses convictions propres, puisse « aimer les lois » qu’il se prescrit. Il s’agit donc de promouvoir une sorte de foi civile significative d’une aspiration authentique à l’affirmation en nous-mêmes d’une subjectivité non rétive à faire germer l’injonction de la volonté générale. Pourquoi pourrait-elle être rétive ? Parce que Rousseau est conscient du caractère artificiel d’une société née d’un contrat procédant de notre statut d’êtres rationnels ; en effet à partir du moment où le vivre-ensemble n’est plus censé dépendre d’une disposition naturelle (comme chez Aristote) ou d’un décret divin, il risque d’apparaître aux yeux de chaque particulier comme une abstraction guère intelligible, comme la genèse d’une société sans réelle sociabilité ; il faut donc que le vouloir-vivre ensemble soit porté par une conviction qui porte vers la loi comme autre chose qu’un pur devoir abstrait. Et c’est bien là le rôle d’une religion civile qui donne à penser la loi qu’on fait ensemble à proportion inverse de l’abandon de nos égoïsmes comme la conquête d’êtres humains rationnels ayant enfin secoué le joug des sociétés injustes, produits d’usurpations diverses tout au long de l’histoire. C’est tout cela que Rousseau range sous l’expression « sainteté du contrat ». La religion civile vise à entretenir l’amour du contrat, de l’obéissance aux lois que l’on se prescrit, enfin libre de l’arbitraire de toute puissance tutélaire (monarque, société de rangs…). On est là bien loin d’un totalitarisme d’État, Rousseau est simplement soucieux d’insuffler dans la société née du contrat un culte chargé de réactiver, autant que faire se peut, un lien social contractuel toujours fragile ; car Rousseau n’ignorera jamais qu’un lien social né de l’artifice du contrat ne va pas de soi et n’est pas simple à perpétuer. Bien évidemment on pourrait débattre de l’efficacité politique des dogmes ou « articles » d’une religion civile, des modalités de sa mise en œuvre, nous n’en avons point le temps, mais l’on peut tous comprendre que le culte du lien social tel que Rousseau nous le présente, n’est lui l’ennemi d’aucun culte et donc est bien conciliable avec la pluralité de confessions au sein de la république, à condition que ces confessions ne prétendent pas se substituer à la prééminence de l’expression de la volonté générale, fruit d’une citoyenneté procédant de l’essence laïque du contrat social. Si vous êtes réunis dans ce monument destiné à l’origine à être une église parisienne, ce n’est point pour prier quelque entité divine, – il y a des temples, des synagogues, des mosquées pour cela –, c’est sans doute parce que vous accordez un intérêt majeur au maintien d’une société où, fort d’une citoyenneté bien comprise, vous refusez les déchirements qui paralysent le vivre-ensemble. Rousseau eût aimé cette réunion porteuse d’une abnégation citoyenne, abnégation non pas sectaire, mais révélatrice d’un attachement à la cité en tant que communauté née d’une loi à laquelle on obéit parce qu’on se la prescrit. Si tant de particularismes menacent notre cité, c’est sans doute parce que l’on se sent dépossédé d’une capacité à faire la loi tant elle est assujettie au poids des lobbyings, de l’échange marchand, aux clameurs d’un communautarisme vindicatif ou d’un individualisme sans borne. Que ce Panthéon puisse être le lieu où l’on puisse encore rendre hommage à une citoyenneté accomplie, forte d’une laïcité bien comprise, voilà ce pourquoi Rousseau eut apprécié notre session de ce jour.

 

Remerciements :
A madame Mathilde Garnier qui nous accueille pour la troisième fois au Panthéon
A monsieur Jean-Paul Demarson, notre président qui, malgré de nombreuses difficultés, a mené à bien l’organisation de cette commémoration
A madame Gabrielle de Conti, qui a accepté d’en être l’animatrice
A monsieur Philippe Touchet, qui a pris en charge la régie de l’évènement
A monsieur Didier Renard, qui a réalisé les photos et leur montage 
A monsieur Pierre Sassier, responsable de l’accueil.
A tous les intervenants de cette commémoration.

 

Montage photos Panthéon : cliquer Hommage au Panthéon 2021-10-11

 

Vidéos Panthéon 2021

Introduction de Mathilde Garnier

Contributions philosophiques
Jean-François Riaux Jean-Paul Jouary Rémy Hildebrand

Intervention des élus
Eric Sauray Aziza Philippon Annick l’Olivier Langlade

Lecture de textes par et sur Rousseau

Texte d’Alexandre Dumas Extrait de l’Emile Lettre à d’Alembert Lettre de Voltaire à Rousseau

Fantaisies théatrales
Par la maison des jeunes et de la culture de Sarcelles Première partie Seconde partie

Moments musicaux
par la chorale « Choeur éphémère » de Montmorency   choeur éphémère 1  2  
 3

Discours de clôture et dépôt de gerbe
Par Jean-Paul Demarson et Mathilde Garnier

 

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Rousseau au Panthéon : deuxième édition (11 octobre 2020) « Une cérémonie d’hommage a eu lieu le 11 octobre au Panthéon. Elle a débuté par une allocution de David Madec, administrateur du Panthéon, suivie des interventions de Claude Habib et Corine Pelluchon, professeures d’université. L’interprétation d’une musique de Jean-Jacques Rousseau par la chorale de Montmorency, cœur éphémère, l’intervention des élèves des lycées de Montmorency,  Sarcelles et Enghien et la MJC de Sarcelles ont complété l’évènement. Ces prouesses ont été accompagnées d’allocutions provenant d’auteur.es de France comme de Suisse qui ont délivré des éclairages fascinants sur le personnage Rousseau. La manifestation a eu lieu en présence des élus Hélène Luc, sénatrice honoraire, Maxime Thory, maire de Montmorency et Manuel Alvarez, maire adjoint de la ville de Sarcelles. La cérémonie s’est clôturée par un dépôt de gerbe à la crypte par Jean-Paul Demarson, secrétaire de l’association Rousseau à Montmorency. REMERCIEMENTS : Nous devons l’idée de cette cérémonie annuelle à Jean-Paul Demarson, secrétaire de l’association, qui a pris les contacts nécessaires et a organisé cet évènement pour la deuxième fois de A à Z. C’est également lui qui a déposé la gerbe devant le tombeau de Jean-Jacques, dans la crypte du Panthéon.      

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Rousseau au Panthéon, première édition : 11 octobre 2019

Cette manifestation répondait à notre souhait de dédier un jour par an à honorer la mémoire et l’œuvre du grand philosophe. La date choisie est l’anniversaire du transfert des cendres de Jean-Jacques Rousseau d’Ermenonville au Panthéon le 11 octobre 1794. Voir le film de la cérémonie d’hommage réalisé par la société de production audiovisuelle « Les Films de l’An 2 » ICI : https://vimeo.com/367015964. Voir le récit de la participation des élèves accompagnés de Mme Mocan, professeure de philosophie, qui ont répondu à la proposition de leur professeure de 1ère Littéraire de l’année passée, Madame Smaïne, de représenter le lycée Jean-Jacques Rousseau de Montmorency à la cérémonie publié sur le site internet du Lycée ICI : http://www.lyc-rousseau-montmorency.ac-versailles.fr/spip.php?article319
Programme
  1. Allocution d’ouverture par Monsieur l’Administrateur du Panthéon David Madec (5 minutes)
  2. Intervention de Jean-François Riaux, philosophe : Rousseau, la Convention et l’arrivée au Panthéon le 20 vendémiaire An III (12 minutes)
  3. Lecture en duo par six élèves de terminale littéraire du lycée Jean-Jacques Rousseau de Montmorency, de trois extraits de l’œuvre de Rousseau plus littéraires que proprement philosophiques. Seront lus deux extraits des Confessions et un de La Nouvelle Héloïse, pour rappeler qu’en plus d’être un immense philosophe Rousseau est aussi un grand écrivain. Ces élèves sont accompagnées de Sandrine Smaïne, professeure de Lettres. (10 minutes)
  4. Intervention d’Hervé Collet, Président de l’Association Valmorency. (6 minutes)
  5. Expression théâtrale par la MJC de Sarcelles dirigée Nadeen Delarue. Prestation réalisée par la Compagnie Quelles que Soient les Circonstances– mise en scène Amandine Galante et Olivier Thébault. Le titre en est « Promenades et autres pensées ». (12 minutes)
  6. Intervention de Patrice Manfredi, Adjoint au maire d’Enghien-les-Bains. (6 minutes)
  7. Moulin à Parole à plusieurs voix par des étudiants de la classe préparatoire littéraire du lycée Gustave-Monod d’Enghien-les-Bains et des élèves de première du lycée Jean-Jacques Rousseau de Sarcelles – professeures Tania Mirsalis, Ingrid Benel – mise en scène Philippe Touchet. (12 minutes)
  8. Lecture d’un message de Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France – lecteur JP Narcy. (3 minutes)
  9. Intervention de Catriona SethMarshal Foch Professor of French LiteratureAll Souls College, Oxford, Présidente de la Société Française d’Étude du Dix-Huitième Siècle. La place de Rousseau dans le monde aujourd’hui. (12 minutes)
  10. Allocution de clôture par Jean-Paul Narcy, Président de l’Association Rousseau à Montmorency. (5 minutes)
  11. Dépôt de gerbe. (10 minutes)
Voici l’article que l’hebdomadaire départemental « L’Écho régional du Val d’Oise » a consacré à l’annonce de cet événement dans son édition du mercredi 9 octobre :